Archives pour avril 2007

Melbourne gagne le client Mutualité Prévoyance santé


 

logotype-mutualite

Création du logotype et de sa charte graphique.

Saône Park, on en rêve tous…

Systémique à la Werber

SOLLICITATION PARADOXALE : Alors qu’il avait 7 ans, le petit Ericsson regardait son père qui essayait de rentrer le veau dans une étable. Le père tirait fort sur la corde, mais le veau se cabrait et refusait d’avancer. Le petit Ericsson éclata de rire et se moqua de son père ; Le père lui dit : « fait mieux, si tu te crois malin ».
Alors le petit Ericsson eut l’idée, au lieu de tirer sur la corde, de faire le tour du veau et de tirer sur sa queue. Aussitôt par réaction, le veau poussa en avant et entra dans l’étable. Quarante ans plus tard, cet enfant inventait « l’hypnose ericssonnienne », une manière d’utiliser la sollicitation douce, et la sollicitation paradoxale pour amener ses patients à mieux se porter. De même, on peut vérifier quand on est parent que si son enfant tient sa chambre désordonnée et qu’on lui demande de la ranger, il refusera. Par contre, si on augmente le désordre en apportant plus de jouets et de vêtements et si on les jette n’importe où, au bout d’un moment l’enfant dira : « Arrête papa, ce n’est pas supportable, il faut ranger. »
Tirer dans la mauvaise direction s’avère par moments plus efficace que tirer dans la bonne car cela déclenche un sursaut de conscience.
Si on regarde l’histoire, « la sollicitation paradoxale » est utilisée consciemment ou inconsciemment en permanence. Il a fallu les deux guerres mondiales et des millions de morts pour inventer la SDN puis l’ONU. Il a fallu les excès des tyrans pour inventer les Droits de l’homme. Il a fallu Techernobyl pour prendre conscience des dangers des centrales atomiques mal sécurisées.

Paroles Aborigènes

Si tu coupes un arbre, n’importe quel arbre, cela te blessera, et tu peux en tomber malade.
Lorsque l’arbre disparaît, les animaux disparaissent aussi.
Et le pays change.
Touche à rien.
Demande d’abord !
C’est ça, la Loi.

Jackie Friday kuku Yalandji
de la forêt tropicale Bloomfield river

En chantant, disent les vieux,
les esprits vivent,
et eux nous maintiennent en vie.

Ils ne sont pas morts,
ils continuent à venir de la terre,
depuis toujours.

Le Rêve n’a pas de fin.
Ce qui s’est passé se déroule,
Encore et encore.

Billy Marshall-Stoneking Papunya

Les gardiens de la planète

Il y a très longtemps,
bien avant le Temps du Rêve,
avant même que le temps puisse être compté,
le monde n’avait pas de forme.
Il était mou et sans cesse en mouvement.

Au tout début du Temps du Rêve,
Warramarrungundji sortit de la mer.
Être féminin de forme humaine, il créa la Terre
et donna naissance aux humains et à leurs langues.

Puis d’autres Etres sont venus.
Ginga, le crocodile ancestral géant, créa le roc.
Marrawuti, l’aigle des mers porta les nénuphars
dans ses serres et les planta dans les plaines.

Une fois l’acte de création accompli,
les esprits des Grands ancêtres
se sont incrustés dans les paysages
où ils sont toujours.

Warramarrungundji est un rocher blanc en pleine forêt.
Ginga, une montagne
dont la forme est semblable à celle de son dos.

La Terre est notre mère, l’aigle notre cousin.
L’arbre pompe notre sang et l’herbe pousse.

Les êtres ancestraux nous ont dit :
“ maintenant que nous avons fait toutes ces
choses, à vous de les surveiller afin qu’elles
restent pour toujours.”
C’est ainsi que les humains ont été chargés
d’être les gardiens de la planète.

Récit Gagudju de la création.

Avant je campais derrière l’arbre.
L’homme blanc campait derrière un autre arbre.

Lorsque je le regardais de derrière l’arbre,
il se cachait.
Lorsqu’il me regardait de derrière son arbre,
je me cachait.

Alors, j’ai pensé
que pour vraiment se regarder,
il fallait sortir de sous les arbres et
s’asseoir ensemble.

Pas besoin de vivre dans le camp de l’un
ou de l’autre, mais
nous pouvons être amis,
nous parler, travailler et marcher ensemble.

Il n’y a qu’un seul pays.
Nous devons le partager.

Hommes blancs et Aborigènes
peuvent marcher ensemble
et partager leurs cultures.
Ainsi,
nous construirons
l’avenir.
Paddy Roe
Peuple Nyekini
Pays Noonkanka

Si tu recules, tu meurs.
Si tu avances, tu meurs.
Alors…..Avance ! ( dicton Aborigène )

Les Blancs changent sans arrêt le monde pour l’adapter à la vision fluctuante qu’ils ont de l’avenir. Les aborigènes mobilisent toute leur énergie mentale pour laisser le monde dans l’état où il était. En quoi cette conception est-elle inférieure ?
[Bruce Chatwin]